L’impression 3D arrive au collège Jules Romains

lundi 6 février 2017
par  webjuro
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Après plus d’un an depuis l’acquisition de cette imprimante 3D, les premiers test et pièces 3D sont enfin réalisés. Cela fut long en effet, pour diverses raisons :


- Il a d’abord fallu monter cette imprimante : pour pouvoir acquérir un modèle offrant de bonnes performances à un prix acceptable pour les finances de notre établissement, notre choix s’est porté sur l’impirmante 3D Hephesto Prusa I3 de la société BQ (revendeur français : Premium computer service). C’est un modèle libre à monter soi-même, livré sur l’établissement en octobre 2015 (à noter la remarquable qualité de la prestation offerte par la société BQ : emballage impeccable, notice de montage très bien détaillée en Français et en couleur, un petit bémol pour le guide concernant la mise en route, paramètrages et premiers tests avec la machine. Pour en savoir +, lire cet article).

Il faut environ 20 heures pour y parvenir. Vous trouverez ci-dessous un ensemble de photos résumant les principales étapes de cette réalisation.


 

- Sa construction fut achevée vers Mai 2016, mais un "gentil" élève de l’établissement, en s’introduisant dans la salle à moyen partagé de Technologie en dehors des heures de cours ..., a eu "la bonne idée" de couper toutes les connectiques de l’imprimante. La commande passée en toute fin d’année scolaire pour remplacer ces câbles ne fut finalement livrée qu’à la rentrée 2016. Et encore, une petite astuce en recyclant une ancienne nappe IDE pour PC m’a permis de recréer l’une des deux petites nappes 10 broches reliant l’afficheur à la carte de commande de l’imprimante.

Depuis, nous avons récupéré un carter de "protection" d’une mini-fraiseuse non utilisée pour l’instant, afin de protéger l’imprimante 3D contre tout nouvel acte malveillant. Cela l’isole aussi de tout geste de curiosité des élèves, protège aussi ces derniers de tout contact avec la buse chauffant à plus de 200 °C et enfin permet de réduire sensiblement le bruit généré par l’imprimante pendant la réalisation des pièces en 3D.


- enfin, vint le temps de la première mise en marche, du calibrage de l’imprimante 3D et des premiers tests. Beaucoup de satisfaction et d’émerveillement face aux capacités et performances de cette imprimande 3D, quelques ratés aussi du fait de la non présence d’un plateau chauffant (pièce plus difficile à décoller, faut prendre le coup ;-) ), de problèmes liés à une réduction d’échelle trop importante sur certains modèles (objet rendu trop fragile sur certaines parties), et autres petits problèmes techniques habituels pour ce type de machine en phase d’apprentissage (buse de l’extrudeur bouchée, pb pour changer de fil, qualité aléatoire du fil PLA commandé, ...).

Mais nous y voilà ! L’imprimante 3D est désormais pleinement opérationnelle. Pour l’utiliser, il faut déjà posséder le fichier au format .stl de la pièce ou de l’objet 3D à réaliser.

Ce type de fichier peut être généré à partir d’objet créer à partir d’un logiciel de CAO classique type Sketchup ou plus perfectionné comme Solidworks (ces deux logiciels sont utilisés par les élèves).

Une autre solution est de télécharger directement le fichier .stl d’un objet déjà créé à partir de banques de données d’objets libre de droits et gratuit sur Internet. Les sites les plus connus sont : Cults (société française), Thingiverse, My mini factory, Pinshape par exemple, mais il y en a d’autres.



Une fois le fichier récupéré, il faut l’ouvrir dans le logiciel qui permettra de convertir ce fichier en fichier de réalisation, à savoir dans un langage compréhensible par la machine et contenant tous les paramètres de création de l’objet par une imprimante 3D ( remplissage, vitesse, température, filament, ...).



Dans notre cas, le logiciel fournit avec l’imprimante est le logiciel Cura. Voici ci-contre un aperçu de l’interface de ce logiciel.


 


Les paramètres d’impression contrôlés et modifiés si besoin (principalement échelle et positionnement pièce, le reste étant défini par défaut suivant la machine utilisée), il faut générer le fichier d’usinage ou d’impression au format .gcode et l’enregistrer sur une carte SD. Il ne reste plus qu’à insérer la carte SD dans l’interface de commande de la machine, choisir le fichier d’impression et c’est parti.


 

Impression1 grenouille

Impression2 grenouille

 


Suivant le modèle ou réalisation souhaité, l’impression peut durer de plusieurs dizaines de minutes à plusieurs heures. Pour exemple, il faut compter 50 min. pour la petite grenouille, environ 3 heures pour le robot maker faire (11 axes de liberté).


Toujours pour me perfectionner dans son utilisation, je me lance désormais dans la réalisation d’objets bicolores et de figurines articulées imprimées en une ou plusieurs pièces.


Impr fusee1


Prochain défi aussi, trouver des applications pédagogiques à cette machine. Le temps de réalisation réduit considérablement les possibilités de réalisations individuelles bien que cette solution retienne plus l’intérêt des élèves. Reste à trouver des idées de réalisations collectives ...


A bientôt donc pour de nouvelles productions


M. Johan Peuffier


Professeur de Technologie

 

 



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Impression robot bq
Impr r2d2

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