Réalisation d’hôtels à insectes par les élèves de 3°Alternance

mercredi 14 octobre 2015
par  webjuro
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Le projet suivi sur l’année avec la classe de 3°Alternance est Sport et Développement Durable. Il fallait donc trouver un objet technique à concevoir et construire en cours de Technologie en lien avec ce thème d’étude. Après avoir conçu des bornes lumineuses alimentées par de petites éoliennes avec la promo précédente, notre choix s’est porté pendant cette année 2014-2015 sur la réalisation d’hôtels à insectes.

La disparition de plus en plus importante d’espèces animales , dont les insectes, par l’action de l’homme (destruction des espaces naturels, pollution, utilisation de pesticides, ...) est depuis longtemps une réalité.

Pour lutter contre cela ou au moins sensibiliser les générations actuelles et futures à ce problème essentiel, à celui d’un développement durable et plus respectueux de la faune et de la flore, il n’est plus rare de voir ce type d’objet dans les campagnes, les parcs régionaux, dans les espaces verts des grandes villes, etc.

 



Un hôtel à insectes est un abri en bois constitué de plusieurs compartiments. Chacun d’eux est rempli de matériaux naturels : tiges de bambous, paille, bûches fendues ou percées, mélange de terre et paille, etc. , afin d’y favoriser l’installation d’insectes pollinisateurs ou prédateurs.

En permettant à ces insectes de trouver refuge pendant essentiellement la période hivernale, cela permet une meilleure préservation de la biodiversité, le développement et la diversification des plantes et fleurs dans les environs des lieux où sont implantés ces hôtels à insectes.



Après avoir fait quelques recherches sur Internet et produit des documents P.A.O sur l’utilité de ces objets (qui serviront d’affiches explicatives), les élèves de 3°Alternance se sont lancés dans la réalisation collective des structures en bois de ces hôtels à insectes. La taille des hôtels étant assez importante, chaque groupe de 4 élèves avait la responsabilité de la fabrication d’un hôtel à insectes.

Les sources des modèles réalisés ont été trouvées sur Internet, notamment sur le site du lycée Jean Monnet de l’Académie de Versailles pour le modèle en forme d’arbre. 

Pour parvenir à ces réalisations, les élèves devaient suivre les explications et schémas suivants :



Nous vous en présentons ci-dessous les principales étapes en images, avec les explications liées à chacune d’elles :

1/ Mesure, traçage et découpe des différentes pièces :

Outils : crayon, équerre, mètre, scie à bois
Protection : gants de chantier
 

Suivant les différentes pièces à réaliser, les élèves mesurent, tracent et découpent celles-ci à partir de planches de sapin brut. Un bois plus résistant aurait été préférable, mais cela ne rentrait pas dans notre budget.

2/ Assemblage des différentes pièces :

Outils : marteau, tenaille, visseuse/dévisseuse électrique ...
Quincaillerie : clous, vis à bois
Protection : gants de chantier

 

L’hôtel classique est assemblé uniquement avec des vis. Pour celui en forme d’arbre ou de totem, tous les casiers sont assemblés avec des clous avant d’être fixés par vis sur le poteau central.

3/ Protection des structures en bois par une couche de peinture naturelle :

Afin de réaliser des objets le moins nocif possible pour les insectes tout en étant résistants aux conditions climatiques, nous avons fait le choix de protéger le bois par plusieurs couche de peinture dite "suédoise", de fabrication maison. Celle-ci a aussi l’avantage de pouvoir être conçue pour un coût minime.




Cette peinture se fabrique assez facilement à partir d’eau, de farine, de sulfate de fer, d’huile de lin et de savon noir liquide. Des pigments de terre de la teinte souhaitée peuvent aussi y être ajoutés. Une simple recherche sur Internet vous permettra de trouver facilement tous les détails sur sa confection.




4/ Aménagement des différents compartiments :

Ces hôtels à insectes sont composés de parties bien distinctes, aménagées avec des matériaux différents suivant les insectes que l’on souhaite accueillir. Sources des explications suivantes : www.planetejardin.com et verger.comprendrechoisir.com

Pour les chrysopes (prédateur de ravageurs) : boîte remplie de fibres d’emballage, de paille ou du foin pour l’isolation du froid, avec quelques ouvertures en fentes, placée au plus haut de l’hôtel.

Pour les bourdons (pollinisateur)  : boîte avec un trou de 10 mm de diamètre et une planchette d’envol. L’intérieur peut être garni de paille mélangée avec de la terre. Le bourdon vivant dans le sol à l’état naturel cela lui convient généralement.

Pour certaines abeilles et guêpes solitaires, comme la mégachile (pollinisateur)  : du bambou, de la canne de Provence, des graminées (paille, foin,…), des ombellifères… Les tiges creuses constituent un très bon abris pour la journée, la nuit ou pour la nidification des insectes. L’important est que les tiges doivent être bouchées à une de leur extrémité, soit en utilisant les noeuds naturels du matériau soit avec de l’argile (ou une terre bien grasse).

Pour les abeilles solitaires(pollinisateur)  : des briques creuses remplies d’un mélange de glaise et de paille. Une fois sèches, celles-ci offrent aux insectes la possibilité de creuser elles même leurs galeries.


Pour divers hyménoptères (pemphredon, guêpe coucou par exemple) (pollinisateur)  : des tiges à moëlle (ronce, rosier, framboisier, sureau, buddleia).

Pour les insectes xylophages(prédateur de ravageurs) : des vieux bois empilés.

Pour certaines abeilles et guêpes solitaires, comme les osmies (pollinisateur) : bûches percées Elles devront être en bois dur (chêne, hêtre, charme, châtaignier) car le bois tendre risque de gonfler avec l’humidité. Des simples bûches coupées à la largeur de l’abri, percées de trous de diamètres variables (de 3 à 14mm) feront l’affaire. Les trous ne doivent pas transpercer la bûche de part en part.

Pour les forficules comme les perce-oreilles (prédateur de ravageurs)  : Un pot garni de paille et de fibre de bois situé au point le plus bas de l’hôtel fera l’affaire. Les forficules sont très friands de pucerons mais en leur absence ils peuvent s’attaquer aux feuilles, bourgeons et fruits.

Pour les carabes (prédateur de ravageurs)  : des branches de bois sec.

Johan Peuffier
Professeur de Technologie

Pour plus d’informations sur ce projet : johan.peuffier[chez]ac-nice.fr

 



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